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mercredi, août 18, 2010

La potion magique du bonheur


"Dans la vie, il faut focuser sur ce qu’on a plutôt que ce qu’on a pas". cette phrase compose bien ce qu’est un des ingrédients notoires de la « récette » du bonheur, mais qu’en est-il des autres? Je me suis mise à réfléchir et à faire des recherches sur les « récettes du bonheur», sur LE bonheur.

Pour atteindre le bonheur, une personne peut heureusement adopter plusieurs « RÉCETTES ». Malheureusement, ces récettes ne sont pas toutes popottées par des cuisiniers remarqués par les auteurs du guide Michelin ou autres cuisiniers hautes gammes. En effet, il existe à mon grand désarroi, des recettes popottées par toutes sortes d’hurluberlus, des « sorciers » du bonheur, des thérapeutes amateurs et des heureux naturels. Un conférencier, dont j'oublie le nom malheureusement, nous introduisait au personnage du nom de « scommoé » (en référence aux gens qui communiquent à sens unique en disant toujours « ce que tu vies, c’est comme moi et blablablabla »). Vous connaissez tous un « scommoé » c’est certain. Ces gens qui, de bonne foi ou non, nous présentent leurs recettes du bonheur, comme des « sorciers du bonheur », comme Dr. Phil avec ses étapes 1-2-3 sur Power Point. Malheureusement, ces gens ne sont pas toujours qualifiés ou suffisamment intelligents pour le faire et malgré tout, gagnent leur vie parfois au dépend des autres qui les consultent. D’autres, sans y gagner leur vie, prétendent « comprendre » des choses, savoir ce que vous devez faire dans une période de désarroi et vous jugent parce que vous ne le faites pas. S’ils peuvent vous faire du bien, tant mieux, mais ils peuvent aussi parfois vous faire sentir coupables, inférieurs faute de ne pas être en mesure d’appliquer leurs enseignements.

Ne vous sentez pas dupe parce que vous ne réussissez pas à appliquer les conseils (qui partent souvent de bonnes volontés, mais d’un manque de connaissance) de votre entourage ou de ces sorciers du bonheur. Il est facile de parler de recettes du bonheur lorsque la vie a été facile pour nous, lorsque nous n’avons pas des gènes ou un déséquilibre chimique portant vers la dépression, lorsque nous n’avons jamais vécus d’événements traumatiques, lorsque nous n’avons jamais rencontrés d’obstacles dans notre vie (est-ce qu’il y a quelqu’un dans ce groupe?) ou lorsqu’on vit une phase simplement plus positive dans notre vie.


Si une partie du bonheur est contrôlable, l’autre ne l’est pas. Le bonheur total existe, mais il est momentané et non permanent car comme le disait Scott Peck, auteur du livre le chemin le moins fréquenté « la vie est difficile ». Il y a une phrase qui dit ceci : « Le grand obstacle au bonheur, c’est de s’attendre à un trop grand bonheur. » Bernard Fontenelle de Du bonheur.


Si vous êtes heureux, on peut dire bien sûr que vous utilisez certains ingrédients des recettes du bonheur : Vous appréciez ce que vous avez, vous êtes entrés en action pour changer des choses dans votre vie, mis des choses en place, réglé des choses, vous reconnaissez ce qui vous rend heureux et vos petits bonheurs quotidiens. Toutefois, au-delà de ça il y a de ces éléments non contrôlables ou penser aux choses que l’on a plutôt qu’à celles que nous n’avons pas est plus ou moins faisables. Par exemple: le fait que notre cerveau produise tout simplement moins de sérotonine que la normale ou vous êtes nés dans un environnement ne favorisant pas votre épanouissement.


Ma philosophie de vie est la suivante : Qui contemple l’eau trouble perd de vue l’eau limpide, MAIS il y a un bémol. Je demeure consciente que nous n'avons pas toujours les outils pour voir l'eau limpide. C’est pour ça que les psy. existent (psychiatres et psychologues). Une fois la source de l’eau trouble trouvée, comme le disait Dominique Bertrand dans son livre « démaquillée », il faut un mélange de discipline et d’indulgence pour régler le problème pour de bon et ne pas retomber dans nos patterns et ce n’est pas facile. « Après tout, la folie c’est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. » – Albert Einstein


Bref, je trouve que de prétendre avoir trouvé LA recette du bonheur est utopique. Prenons l’exemple du célibat. Depuis belles lurettes, les gens célibataires sont marginalisés et heureusement, de moins en moins. Selon certaines études aussi, l’homme a tendance à ressentir le sentiment d’accomplissement via des succès liés au travail tandis que les femmes se réalisent davantage à travers le relationnel. Elles expliquent davantage leurs succès en étant de bonnes femmes au foyer qui gardent leurs enfants propres. Heureusement aujourd’hui les femmes s’accomplissent de plus en plus via le marché du travail, mais les gens de ma génération ont été élevés souvent par des femmes au foyer dont l’aspiration était d’être mariée, avoir une maison et la garder propre, être une bonne hôtesse et aimée de ses invités, avoir un mari aimant et former le couple parfait et durable, d’avoir des enfants et avoir un chien, le bon vieux rêve Américain quoi… Ce n’est pas un mince accomplissement, il faut l’avouer. Mais est-ce un rêve que l’on peut contrôler?!? En partie, mais pas totalement.

Est-ce que la chance et la malchance existent? Je réponds oui. Nous n’avons pas le contrôle sur TOUT et j’ai pensé le contraire bien longtemps pour tout vous dire. Le bonheur, c’est un voyage et non une destination… parsemé d’embuches douloureuses qu’il faut vivre pour grandir, évoluer, changer. La vie peut, périodiquement, vous sembler une prison où vous faites du temps, mais heureusement, après ce passage en prison, vous pouvez être réhabilité, mais retourner en prison par la suite pour être encore une fois réhabilité sur autre chose. Autrement dit, vous vivrez des difficultés, vous vivre des souffrances, mais vous ne pourrez que remonter par la suite. Guy Corneau, psychologue, disait que lorsqu’on touche le fond, on ne peut faire autrement que de remonter. Je l’ai touché à quelques reprises le fond et je suis contente d’en avoir tiré certains enseignements sur la vie. « Dans le domaine de l’esprit, c’est en faisant faillite que l’on fait fortune ». Christian Babin.


Toucher à la nostalgie, à la mélancolie est peut-être en fait un cadeau. Le malheur existe, il fait son apparition parfois sans crier GAAARE!.


« N’oublions pas que la vie moderne a des exigences bien supérieures à notre capacité naturelle d’adaptation. Ce sont des exigences qui entraînent avec elles nos propres attentes, les rendant irréalistes. Sans compter celles de nos supérieurs et de nos proches, qui commandent souvent que nous fassions fi de nos limites. » Dominique Bertrand.

Des trucs de la sorcière des conseils, Madame Joiedeline, pour aider une personne en détresse psychologique


Il y a certes plusieurs occasions pour être heureux dans la vie et d’autres pour être malheureux, mais il ne s’agit pas seulement de voir ce qu’on a plutôt que ce qu’on a pas… Dans un creux de vie d’une personne :

  • fermez-là et écoutez. Enfermez « Scommoé » dans le garde-robe et verrouillez à clé
  • demandez-lui comment vous pouvez l’aider,
  • prenez un rendez-vous avec un psychologue pour elle
  • Accompagnez-la chez le médecin s’il le faut,
  • faites-lui de la nourriture
  • Aidez la personne dans son ménage
  • respectez sa paralysie vers l’action pour un temps.
  • ne sortez pas des phrases magiques du bonheur. Ce type d’attitude, comme le disait Dominique Bertrand, « enferme les déprimés dans la honte, aggravant ainsi la perte d’estime de soi qui est l’un des symptômes les plus importants de la dépression. »

Ma recette de "baume au malheur dans mon livre à MOÉ"

1. 1 tasse d’indulgence envers soi-même

2. 2 tasses de connaissance de soi pour connaître ses limites et ses forces

3. 3 cuillères à table de connaissances générales qui déstabilisent nos perceptions et nos croyances. Vous pouvez vous les procurez dans de bonnes librairies, mais priorisez les livres intelligents

4. 2 tasses d’humilité pour savoir affronter des vérités difficiles à recevoir afin que les gens qui ont la générosité de nous la dire se sentent toujours à l’aise de nous la dire

5. 2 tasses de réflexions sur nos mini-bonheurs dans la vie: (voir des amis, regarder Sex and the city, un gateau au chocolat, une escapade sur le bord de la mer... etc.)

6.la communication de vos besoins actuels aux gens de votre entourage afin qu’ils comprennent

7. rendez-vous réguliers avec un psy

8. 2 tasses de réalisation des petits bonheurs

9. 2 tasses de réflexions sur nos sphères de vie : famille, vie professionnelle, amitiés, organisation de vie et sur les moyens pour vous de rééquilibrer le tout car "le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise" Paul Coelho

10. Faire des activités physique permettant de produire plus de sérotonine dans votre cerveau et de vous sentir mieux

11. Dernier ingrédient et non le moindre, deux grosses poignées de gens qui vous aiment vraiment, de qualité et respectueux dans votre entourage. Carrie (Sex and the city) disait: "No matter who broke your heart, or how long it takes to heal, you'll never get through it without your friends."

PRÉPARATION: Mettez à part les ingrédients 5 et 11. Mélangez tous les ingrédients ensemble et macérez dans vos rendez-vous réguliers avec le psy. Pour ce qui est des ingrédients 5 et 11, utilisez-les pour faire une sauce de plaisir en accompagnement. Sans cette sauce, le baume au bonheur ne peut être réalisé.

Temps de cuisson : le temps nécessaire pour vous mettre à l'action (individuel à tous les cuisiniers du baume)

Niveau de cuisson : broil

Autrement dit, vos amis ne sont pas là que pour tout ramasser vos états d’âme. Évitez de trop les submerger de vos émotions puisqu’ils peuvent manquer d’objectivité parfois et en avoir marre de vous à la longue. Autrement dit, amusez-vous AUSSI avec eux et ne vous en servez pas uniquement comme épaules sur lesquelles pleurer lorsque ça ne vas pas bien. À force de pleurer sur leurs épaules, celles-ci deviendront ratatinées et donc plus jamais fonctionnelles;-)

Ce n’est évidemment pas tout, mais c’est ce qui me passe par la tête en ce moment. J’aimerais ajouter, par ma bouche de conseillère d’orientation, que si vous désirez être thérapeute, pensez plutôt à ce qui vous pousse à faire de la relation d’aide? Est-ce parce que vous avez envie de partager votre vécu pour aider les autres? Dans ce cas, lancez-vous en enseignement, mais pas comme thérapeute. Les obstacles de la vie nous rendent plus connaissants, mais faites attention d’être suffisamment aptes à l’écoute, aptes à oublier le Scommoé en vous et que vous êtes VÉRITABLEMENT ouverts d’esprits. Vous direz ça à votre beau-frère qui prétend avoir tout vécu et être le sage de la famille.

Laissez-moi vous présenter un extrait du texte fait par "une célibataire raconte" sur blogspot que j'ai trouvé particulièrement intéressant:

Les relations modernes...

Dans le temps de mes grands-parents et même de mes parents, les gens se mettaient en couple avec quelqu’un qui faisait l’affaire, se faisaient des bébés dans le noir, adoptaient la position du missionnaire bien sur, travaillaient du lundi au samedi, allaient prier le dimanche et vivaient ensemble jusqu’à la fin pour le meilleur et pour le pire…mais le bonheur était-il présent ? Le bonheur en couple était peut être tout simplement le fait d’apprécier l’autre telle qu’il est et de former une équipe jusqu’à la fin.

Aujourd’hui, on a le choix, passant du partenaire idéal, de la position Kama sutra la plus excitante, du signe astrologique de notre futur bébé, allant au choix de rester célibataire jusqu’à la fin de nos jours…mais le bonheur est-il présent ?

La poursuite du bonheur a-t-il vu le jour en même temps que les choix ? Vous vous dites, elle a d’l’air conventionnel cette jeune fille. Ceux et celles qui me connaissent vous diront : mais pas du tout. Je suis l’exemple de la femme émancipée de son époque, j’aime avoir le choix de qui je veux dans ma vie, de mes amitiés, de mes relations amoureuses et sexuelles, de la profession que je veux exercer et je suis heureuse de pouvoir choisir le moment que je serai prête à avoir des enfants…mais tous ces choix, ne nous rendent pas un peu plus confus et ne nous éloignent pas un peu plus de ce qu’on veut presque tous….L’amour sincère et durable avec une seule et unique personne ? Ça ne veut pas dire qu’il faut accepter de rester en relation avec un looser mesdames ( faites-vous confiance, si c’est un looser qui partage vos soirées, vous allez le ressentir), on d’endurer une hystérique messieurs, mais posez-vous la question, avons-nous changé notre poursuite du bonheur pour la poursuite d’un être parfait, qui n’existe pas et n’existera jamais ?

Personnellement, une partie de mes réponses sur le bonheur a été répondue et a changé ma vie dans les livres suivants :

  • « L’art du bonheur » qui résulte d’un entretien avec le Dalaï Lama sur les questions essentielles sur le bonheur. Une véritable merveille qui n’a pas réussi à me faire trouver le bonheur permanent, mais qui a fait son chemin dans ma tête et non, pour moi le Dalaï Lama n’est pas un sorcier du bonheur.
  • Démaquillée » de Dominique Bertrand
  • « Conversation avec Dieu » de Neale Donald Walsch
  • "le chemin le moins fréquenté" Scott Peck
  • « The highly sensitive person » de Elaine N Aron.
  • « Je réinvente ma vie » de Jeffrey E. Young
  • « Deviens qui tu es » de P.Cauvin et G. Cailloux

Pour terminer, comme le disait Carry (Sex and the city)

"As we drive along this road called life, occasionnaly a gal will find herself a little lost and when that happens, I guess she has to let go of the coulda, shoulda, woulda,, buckle up and just keep going."


BON APPÉTIT TOUT LE MONDE!

dimanche, août 01, 2010

Amour zen


référence d'un texte que j'ai beaucoup aimé qui s'intitule "l'amour zen" de Josée Blanchette qui a été écrit dans le Châtelaine en novembre 2005 qui a tiré cet écrit de "vivre zen à deux" par Flavia Mazelin Salvi.

N'attendez pas du zen qu'il vous assure que tout finira bien.

N'attendez pas du zen qu'il vous installe comme résident permanent au "pays du bonheur". N'attendez pas du zen qu'il vous rende meilleur.

N'attendez pas du zen qu'il vous apporte une réponse.

Maintenant, relisez ce texte et remplacez "zen" par "couple".

dimanche, juin 22, 2008

Comment oublier et pardonner une humiliation


Vous vous demandez peut-être pourquoi une phto de chat qui montre ses griffes?
C'est que j'aimerais écrire aujourd'hui sur le pardon qu'on doit accorder à ceux qu'on a envie de griffer, avouons-le ;-)

Voici LA question que je me suis posée au cours de la dernière année.


Comment oublier l'humiliation d'avoir pardonné à une personne qui a trahi ma confiance ?
Comment ne pas laisser cette humiliation bloquer les relations que j'entamerai avec d'autres personnes?
J'aimerais pouvoir laisser ces événements derrière mois.
Auriez-vous la clé pour ça? Croyez-vous à l'hypnose?


jeudi, janvier 31, 2008

Ahhhhhhh la gestion du stress


Expliquant la gestion du stress à son auditoire,
un conférencier leva un verre d'eau et demanda:

Combien pèse ce verre d'eau?...

Les réponses fusèrent... de 20 à 500 g...

Mais ledit conférencier répliqua avec ce qui suit:

«Le poids absolu de ce verre n'a aucune importance.
Tout dépend de la durée que vous essaierez de le tenir...

Si je le tiens une minute, ce n'est pas un problème...

Si je le tiens pendant une heure,
j'éprouverai de la douleur dans mon bras droit...

Si je le tiens pendant toute la journée,
vous aurez fort probablement à appeler une ambulance...
Aussi, dans tous les cas, c'est le même poids, mais...
plus longtemps je le tiens, plus il devient lourd...»

Il continua en disant:
«Et c'est la même chose avec la gestion du stress».

«Si on porte un fardeau tout le temps, tôt ou tard,
comme le fardeau devient de plus en plus lourd,
vient un temps où on n'est plus capable de continuer.

Comme pour le verre d'eau, vous devez le déposer pour un moment
et vous reposer, avant de pouvoir le reprendre.

Quand on est frais et dispo, on peut continuer avec son fardeau...»

«Donc, avant de retourner à la maison ce soir,
déposez votre fardeau de travail.
Ne l'apportez pas à la maison.
Vous pourrez le reprendre demain...»

Et quel que soit le fardeau que vous portiez maintenant,
laissez-le, pour un moment, si vous le pouvez...

Relaxez...

Reprenez-le plus tard, si ça vous chante,
soit quand vous serez reposés.

La vie est courte... profitez-en!

Et puis, il a partagé quelques façons de gérer
les fardeaux de la vie:

- Acceptez que certains jours, vous êtes le pigeon,
et certains jours, vous êtes la statue;

- Gardez toujours vos paroles douces et tendres,
au cas où vous devriez les ravaler;

- Conduisez prudemment. Il n'y a pas que les voitures
qui peuvent être rappelées par leur manufacturier;

- Si vous ne pouvez pas être gentil,
ayez au moins la décence d'être vague;

- Si vous passez un peu d'argent à quelqu'un
et que vous ne le voyez plus jamais,
ça en valait probablement la peine;

- Peut-être que votre seule fonction dans la vie est de simplement
servir d'avertissement pour les autres;

- N'achetez jamais une voiture que vous ne pouvez pas pousser;

- Tout le monde s'en fout que vous dansiez mal.
Levez-vous et dansez;

- Étant donné que ce sont les premiers vers
qui se font manger par les oiseaux, dormez tard,
la deuxième souris a le fromage;

- Quand tout s'en vient vers vous,
vous êtes dans la mauvaise voie;

- Les anniversaires sont bons pour vous.
Plus vous en avez, plus vous vivez vieux;

- Vous n'êtes peut-être qu'une personne dans le monde,
mais vous pouvez aussi être le monde pour une personne;

- Certaines erreurs sont trop amusantes
pour n'être faites qu'une seule fois;

- On peut apprendre beaucoup des crayons.




Certains sont aiguisés, certains sont jolis et certains sont ternes.
Certains ont des noms bizarres et tous sont de couleur différente,
mais ils vivent tous dans la même boîte;

- Une personne vraiment heureuse en est une
qui dans un détour, apprécie le paysage.




Aussi à chacun de vous de passer une très belle soirée
en sachant que quelqu'un, quelque part,
a pensé à vous, aujourd'hui...

Et pourquoi ne pas s'inspirer de ce texte
pour les résolutions à prendre...

mardi, janvier 08, 2008

des petits bouts de textes intéressants... qu'en pensez-vous?

Selon l’approche émotivo-rationnelle conçu par Albert Ellis, l’humain est affecté par son entourage il affecte intentionnellement les gens autour de lui. Les gens choisissent d’être troublés ou non en réponse aux influences du système dans lequel ils vivent. Lorsque des événements malheureux se présentent, les gens ont tendance à se créer des croyances irrationnelles sur ces événements qui sont caractérisés par des pensées absolues et dogmatiques. En fait, ces croyances irrationnelles sont centrées sur les compétences et le succès, l’amour et l’approbation, être traité avec justice, sécurité et confort. Ce ne sont pas les événements malheureux en eux-mêmes qui causent le désordre émotionnel mais bien les croyances irrationnelles qui sont souvent à la tête des problèmes personnels. (Morin et Bouchard, 1992)

"Si des conditions de vie stables permettent à l’être humain de développer des valeurs qui collent à son milieu, les changements rapides de notre civilisation ne lui facilitent pas la tâche. Aussi May prétend-il que les valeurs de la masse ont alors tendance à remplacer les valeurs personnelles. La volonté et le courage sont remplacés par des appels à la passivité et au conformisme. L’ouverture sur l’expérience permet de découvrir des valeurs qui vont donner un sens à la vie." Rollo May (Morin et Bouchard, 1992, p. 118-119)

"À l'intérieur de vous, maintenant, se trouve le pouvoir de faire les choses que vous n'avez jamais cru possible. Ce pouvoir devient disponible dès que vous modifiez vos croyances."
Dr. Maxwell Maltz, 1899-1975

Quiconque entre dans l'arène de l'évolution consciente doit faire l'effort de reconnaître le territoire. Le territoire est nous-même. Si nous sommes intéressés par l'Éveil, il nous faut étudier la science du Soi en développant un sens profond de l'objectivité, au lieu de nous perdre constamment dans le drame subjectif de notre expérience intérieure toujours changeante. Andrew Cohen

vendredi, novembre 02, 2007

S'il te plaît, écoutes ce que je ne dis pas

Un beau texte écrit par un certain Charles C. Finn qu'une collègue de travail a bien voulu partager avec moi et qui est très touchant à mon avis. Bonne lecture!


S'il te plaît, écoutes ce que je ne dis pas

S'il te plaît, écoutes ce que je ne dis pas. Ne te laisses pas tromper par moi. Que mon apparence ne te trompe pas car je ne suis qu'un masque, peut être mille masques, que j'ai peur d'enlever, bien que aucun d'eux ne me représente vraiment.
Je peux sembler être en sécurité, paraître même la confiance personnifiée, posséder le calme comme une seconde nature et n'avoir besoin de personne. Mais ne me crois pas je t'en prie.
Extérieurement je peux sembler tranquille, néanmoins ce que tu vois n'est qu'un autre masque sous lequel se trouve caché mon vrai moi, dans la confusion, la peur et la solitude, mais je le cache afin que nul ne le sache. La panique m'envahit rien que de penser que je puisse le laisser voir. C'est pourquoi j'ai toujours besoin de créer des masques qui me cachent, une image prétentieuse qui me protègera des regards perspicaces. Mais précisément se regard peut aussi être ma sauvegarde et je le sais, quand il vient accompagné de l'acceptation, de l'amour.
Alors, ce même regard se transforme en l'instrument qui me permet de me libérer de moi même, du mécanisme de toutes les barrières que j'ai crée. L'instrument qui seul peut me rassurer sur ce que je n'arrive pas moi même à réaliser, le fait que j'ai vraiment une certaine valeur.
Pour cela je ne te le dis pas, je n'en ai pas le courage. J'ai peur que ton regard ne vienne pas accompagné de l'acceptation de l'amour. J'ai peur peut être que tu puisses changer d'opinion à mon sujet et que tu ne me prennes pas au sérieux et que ton histoire finisse par me tuer. J'ai peur dans le fond de ne rien valoir, que tu t'en rende compte et me repousse.
Alors je continue mon jeu de prétentions ridicules et désespérées, avec une fausse apparence de sécurité à l'extérieur et avec un petit enfant tremblant à l'intérieur. Je continue le défilé de mes masques et que ma vie ne soit qu'une fiction. Je te raconte ce qui ne compte pas, mais rien de ce qui compte vraiment, de tout ce qui me tourmente à l'intérieur.
Pour cela, quand tu découvrira cette routine, ne te laisses surtout pas tromper par mes paroles; écoutes bien ce que je ne te dis pas, tout ce que j'aimerais tellement te dire mais que je ne sais pas, que je ne peux pas exprimer. Je n'aime pas me cacher, je te le confesse. J'aimerais tellement pouvoir être spontané, honnête et sincère, mais il faudra que tu m'aides.
Toi, tu peux sortir à la lumière ma vitalité, tant que tu seras aimable, attentif, car chaque fois que tu essayes de me comprendre mon cœur bat et renaît. Je veux que tu saches combien tu es important pour moi et le pouvoir que tu as de faire émerger de moi la personne que je suis. Il suffit que tu le veuilles. Je t'en prie écoutes moi. Toi seul peut faire tomber ces barrières derrière lesquelles je me cache. Toi seul peux arracher tout mes masques et me libérer de ma prison solitaire.
Ne m'ignores pas s'il te plaît, ne m'abandonnes pas, mais sois patient avec moi. Quelque fois il semble que plus tu t'approches de moi, plus je me rebelle devant ta présence. C'est quelque chose d'irrationnel mais c'est ainsi, je lutte contre ce dont j'ai le plus besoin. Mais l'amour est plus fort que toute résistance et c'est là mon espérance, ma véritable espérance. Aides moi a arracher ce masque, mais avec des mains douces, s'il te plaît, car à l'intérieur de moi il y a un petit enfant fragile.
Qui suis-je, te demandes tu?Je suis quelqu'un que tu connais très bien.Je suis chacune des personnes que tu rencontres.Je suis toi même.

dimanche, juillet 15, 2007

Communiquer et s'estimer suffisamment

Tous les malaises ressentis dans les relations privées ou professionnelles ont un point commun : l’absence d’échanges personnels. La peur de l’autre et de la différence pousse à se méfier ou à rester en retrait, à éviter de dire ce qu'on pense de peur d'être vulnérable. Ainsi, on ne s’implique pas dans de vrais échanges. Il est donc nécessaire de repérer ce qui entrave les relations : blessures, déséquilibres, fantasmes, manipulations, peurs…

Une croyance très répandue consiste à penser que les autres devraient comprendre. Si certains signaux peuvent paraître évidents pour la personne qui les envoie, ce n'est pas nécessairement le cas pour celle qui les reçoit. Au contraire, rien ne vaut un message clair et explicite. Il est beaucoup plus aidant de croire que l'autre fait du mieux qu'il peut avec ce qu'il a. Une habileté précieuse, en matière de communication, est d'être capable de se mettre à la place de l'autre.
Les bons communicateurs croient aussi que pour obtenir ce que l'on veut, il est nécessaire de demander clairement et de vérifier si son message est compris comme on veut le transmettre.

Mais que faire si nous n'avons pas de collaboration ? Ou encore si la personne qui a le problème n'accepte pas de se manifester ?
  • Il convient davantage de se révéler soi-même que d'analyser l'autre ou d'essayer de faire de la psychologie de salon, c'est-à-dire d'interpréter à notre façon son attitude. Si l'autre personne ne répond pas, elle a tout de même entendu. Ne répétez pas tout le temps le même sermon. On peut aussi communiquer, et très bien même, sans être du même avis. Il n'est pas nécessaire non plus de se convaincre mutuellement.

  • Communiquer c'est parler, bien sûr, mais c'est surtout écouter.

  • C'est aussi développer sa capacité à utiliser un langage clair et précis.
Lorsque l'autre entre dans les accusations, dites-vous ceci:

«L’individu incrimine chez autrui ce qui lui répugne, le déstabilise ou l’indispose le plus (en) lui-même. La désignation d’un éventuel défaut dépend du référentiel d’origine (familial le plus souvent). Les défauts ne sont pas innés, ils sont induits par l’environnement selon certains schémas : l’éducation (…) ; la religion ou une « philosophie » (…) ; les déséquilibres des parents…Faire le tri entre les défauts réels et les défauts imaginaires nécessite un long et honnête travail d’introspection (…).».

Extrait du livre "Vivre en relation" écrit par Gilles Pho et Saverio Tomasella

Il nous arrive que certaines personnes tentent de nous dire qui nous sommes sous forme de dénigrement. Je suis contente d'avoir fait ce long travail d'introspection par le passé pour faire ce tri et pour gagner suffisamment d'estime en moi-même pour ne pas me laisser démolir par ces fabulations alors un toast à ma victoire contre les incriminations des autres.

N'OUBLIEZ PAS qu'il n'y a personne de mieux que vous pour connaître vos réels défauts, que personne ne peut vous dire qui vous êtes.

Si, d'autre part, vous savez que vous allez blesser quelqu'un, faite-le en ayant cette phrase en tête.
"Ca prend seulement quelques secondes pour blesser quelqu'un, mais ça peut prendre des années à guérir".

lundi, mars 19, 2007

Ahhhhhh l'amour - de bons textes pour le démystifier un peu

L'amour ne peut se produire que si les deux protagonistes y sont disposés, prêts à l’échange et au dialogue. Ainsi, le double miracle de la rencontre amoureuse, c’est d’une part d’être deux dans le même état d’esprit au même instant ; d’autre part d’éprouver une affinité particulière l’un pour l’autre.
Je ne peux aimer quelqu'un que si je l'admire et que je me sente admiré par ce quelqu'un. L'admiration est un sentiment de joie et d'épanouissement devant ce qu'on juge beau ou grand (petit Robert). La baisse de l'admiration est parallèle à la baisse de l'amour. D'où l'importance de rester debout devant son partenaire.
J'ajouterais qu'il nous faut aussi s'aider mutuellement à évoluer, à être une meilleure personne, pour qu'il y ait de l'amour sans pour autant entrer en relation dans le but de changer l'autre évidemment. Il faut aimer la personne qui se présente à nous comme elle est réellement. Le risque de l'amour c’est d’être tout à fait aveugle et de projeter sur l'autre une image de la personne idéale, sans une ombre de discernement.
Deux personnes qui s'aiment partagent les mêmes projets, les mêmes rêves ; ce sont deux complices qui complotent ensemble leur avenir.
"Aimer, ce n'est pas regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction."
Antoine de Saint-Exupéry
"Pour que la relation dure longtemps, il faut arrêter de la vivre comme si elle était un bien de consommation jetable ! De nombreux couples vivent leur relation uniquement dans l’immédiat sans projeter plus loin que la semaine suivante. L’amour, c’est le désir de l’autre, la tendresse, mais c’est aussi partager et construire des choses ensemble, lancer des projets. C’est s’engager réellement, même si ce n’est pas forcément pour la vie." Gilles d’Ambra
Le couple doit aussi être deux personnes autonomes possédant leurs projets respectifs. Etre en amour, c'est aussi entretenir son désir en conservant une certaine dista nce:
  • "T u n'es pas moi et ne je suis pas toi. Un plus un ne fait pas un, mais trois, i.e. toi, moi et nous. Tu existes aussi en dehors de moi et j'existe en dehors de toi."
  • "I have a life, i'm just making room for you in it" Sex in the city

PENSÉES QUI RÉFLÈTENT MA CONCEPTION DE L'AMOUR

"Je poursuis ma voie et tu poursuis la tienne
Et nos chemins de vie se sont croisés
Je ne suis pas en ce monde pour répondre à tes attentes
Et je peux m’engager à les écouter et à choisir d’y répondre dans la mesure de mes possibilités
Et tu n’es pas au monde pour répondre aux miennes
Et je te demande de les écouter et d’y répondre selon que cela te sera possible
Tu es toi et je suis moi…
Et cela ne changera pas
Et si, par chance, nous nous rencontrons,
Nous prendrons soin de cette rencontre pour la faire grandir "

"Connaître, assumer ses désirs et les assumer est le meilleur moyen de rencontrer les bonnes personnes et de fuir celles qui seront susceptibles de nous faire souffrir. Si une femme est consciente de son envie de s’engager dans un couple solide et durable avec un homme rassurant et sûr de ses choix, elle sera plus à même de repérer les phobiques de l’engagement rapidement et fuira ce type de relations dans lesquelles il faut se battre avec les démons de l’autre " tiré de http://gazette.ditaime.com/article/38.html
Je crois aussi que nous avons tous un côté "freak" ou bizarre mais je crois fortement que : “Somewhere out there is ANOTHER freak who will love "me", understand "me" and kiss "my" heads to make it all better.” Sex in the city

Vivre l'intimité amoureuse est, semble-t-il, un rare privilège.Cette intimité, on la veut et on la redoute. Comment faire la différence entre ses limites personnelles d'un être en devenir et l'exigence du constant ajustement pour être avec l'autre? Comment être vulnérable et se protéger à la fois?Allons-nous choisir de souligner nos similitudes ou nos différences? Oui, nous "Rêvons" de cette relation privilégiée avec l'autre. Et pourtant la promesse, ou la menace, d'une intimité plus grande crée bien souvent sur nous une pression qui peut susciter un effet de panique. Nous sommes conditionnés socialement à nous protéger, nos amours nous ont laissé blessés. Ça fait peur. Ça fait mal. On a mal d'avoir peur. On a peur d'avoir mal. On voudrait...mais sans rien changer. Quand deux être fondamentalement distincts (et séparés) choisissent d'être ensemble ils font appel à la confiance, à l'abandon et à la détermination. «Choisir» l'intimité, c'est accepter d'être vulnérable et parfois, aussi, d'être désemparé.

Etre intime avec quelqu’un c’est partager un lien emotionnel etroit, caracterise par la reciprocite et la comprehension. Il y a l’envie de connaître les reves, les desirs et les preoccupations les plus intimes de l’autre et en meme temps le fait de s’autoriser a etre soi-meme connu. L’intimite conduit aux sentiments de chaleur et de securite qui rappellent la confiance et l’acceptation que nous avons eprouves enfants. L’intimite exige beaucoup de confiance.

La peur de l'abandon est un tueur de l'intimité. Les gens trop proteges, qui ont peur de l’intimite, declenchent souvent un processus ou ils deviennent des etrangers l’un pour l,autre et sont finalement rejetes. Nos blessures doivent etre gueries si nous voulons aimer encore.

"Nous pouvons affirmer que se montrer fragile et vulnérable et être attentif et sensible à la vulnérabilité de l'autre révèlent la capacité d'une personne à être intime avec une autre. De tels liens exigent une certaine maturité psychologique et affective en plus d'une autonomie personnelle. En effet, il semble que l'expérience de l'intimité suscite à la fois du désir et de la peur parce qu'elle renvoie à ce grand paradoxe : le besoin d'être proche de l'autre en même temps tout en connaissant la nécessité d'être soi-même sans être envahi par le monde de l'autre. L'intimité nécessite forcément l'établissement de ses propres limites. Être intime, c'est se livrer soi-même, mais c'est aussi écouter et recevoir les confidences de l'autre. L'intimité permet aux deux partenaires d'échanger leurs idées, leurs valeurs, de partager leurs joies, leurs succès, leurs appréhensions, leurs fragilités et leurs peurs. L'intimité véritable révèle le niveau de maturité et de profondeur d'un couple et développe une base solide entre les deux partenaires. Sans cette intimité qui se développe avec le temps, et de jour en jour, le sentiment d'amour risque de s'éteindre, tout comme le désir seul. L'intimité rapproche les êtres, les réchauffe, les apaise et prédispose à la sexualité et à l'abandon. C'est souvent par le biais de l'intimité que nous atteignons et rejoignons l'être aimé dans sa différence. Une fois cette différence acceptée, il est plus facile de faire reconnaître ses besoins et de combler ceux de l'autre. De cette façon, les différences entre conjoints n'ont plus à être des obstacles infranchissables, mais bien des points entre deux rives."

Écrit par : Élise Bourque, M.A.Sexologue clinicienne et psychothérapeuteMembre de l'Association des sexologues

Critique d’un livre très psycho-pop s’intitulant « Ces femmes qui aiment trop » de Robin Norwood.

Je profite du sujet de l’amour pour faire la critique d’un livre écrit par Robin Norwood et qui s’intitule « Ces femmes qui aiment trop ». Ma critique est jumelée des commentaires qu’en fait Madame Michelle Larivey, psychologue, dans le site :

http://www.redpsy.com/infopsy/dependance.html.

L'auteure est psychothérapeute auprès de personnes alcooliques et toxicomanes. Elle s’est ensuite penchée sur le sujet de la dépendance affective. Il lui a donc été facile d’assimiler la forte attirance du "dépendant affectif" à une assuétude pathologique comme la dépendance à l'alcool ou à la drogue de l'alcoolique et du toxicomane.

Depuis la parution de son livre, un grand nombre de personnes se demandent si elles souffrent de "cette grave maladie" qu’est la "dépendance affective". Je puis dire que ce livre aide à comprendre pourquoi nous pouvons être attirés par un certain type de personnes et comment reconnaître une personne pouvant être néfaste dans notre vie. Cependant, tout comme Michelle Larivey, je déplore l'existence de ce diagnostic de "dépendance affective" que fait Norwood en tant qu'étiquette de comportement maladif.

Comme les lectrices reconnaissent dans sa description des dimensions importantes de ce qu'elles vivent, elles croient avoir trouvé un diagnostic en s'attribuant cette étiquette, pire encore, une « maladie » et elles demeurent seules à la maison avec ce terrible diagnostic en tête. En lisant ce livre, la lectrice qui n’a pas un sentiment d’identité et une estime de soi solide peut se demander si elle est normale.

Mais cette insécurité a un autre effet, encore plus grave: elle amène ces personnes à remettre en question leurs besoins affectifs. Tout ce qui concerne leur attachement, leur soif de relation, leur besoin d'aimer et d'être aimé leur apparaît comme pathologique. Il faut savoir que ce n'est pas le fait d'avoir besoin de l'autre qui est pathologique chez la personne dite "dépendante affective", d'avoir besoin d'affection, d'être reconnu comme ayant une valeur ou comme étant aimable par une autre personne.

Imaginons la situation suivante. En expédition dans le désert, nous arrivons au bout de nos réserves d'eau. Si nous n'avons pas de moyen de nous ravitailler à proximité, il est certain que nous deviendrons obnubilés par l'eau. Plus le manque se fera sentir, plus notre vie, nos pensées et tous nos efforts seront orientés vers un seul but: trouver une oasis. Peut-on qualifier notre groupe de "dépendants physiques"? Nous n'y penserons certainement pas, car il nous semble normal d'avoir besoin d'eau et de nous mobiliser pour en trouver. Il est sain, si on en manque dramatiquement, que sa recherche devienne la priorité de notre vie. L'absence de satisfaction entraîne toutes sortes de symptômes et de troubles psychiques et physiques, tout comme les carences au plan physique le font. Lorsqu'ils sont comblés, les besoins sont la plupart du temps invisibles. Je ne sens pas la faim, mon besoin de manger disparaît quand je viens de prendre un bon repas. Je suis également peu consciente de mon besoin d'être aimée si je vis avec des personnes dont l'affection me comble. Toute personne arrive à l'âge adulte avec des déficits affectifs substantiels. Chacune cherche naturellement à répondre à ces carences. La recherche d'assouvissement prend souvent un caractère urgent à cause de l'intensité du manque qu'elle veut combler.

Ce n'est pas le fait d'avoir besoin d'eau qui est le problème. De même, ce n'est pas le fait d'avoir besoin de l'autre qui est pathologique chez la personne dite "dépendante affective". Ce n'est pas le fait d'avoir besoin d'affection, d'être reconnu comme ayant une valeur ou comme étant aimable par une autre personne qui crée l'impasse. d'aimer? Ce n'est pas d'avantage le fait de choisir des personnes peu adéquates pour combler ses besoins qui est le vrai problème. La dépendance est inhérente à la vie; les besoins qui en font partie sont normaux et les personnes élues pour les combler sont choisies d'instinct. Cet instinct est fiable car il la mène justement vers des personnes qui permettent de compléter des situations incomplètes (de régler ses transferts).

Tout ça est relativement normal pour tout adulte; il faut plus pour qu'on puisse parler de "dépendance au plan affectif". Michelle Larivey parle de la « dépendance au plan affectif » qu’elle définie comme le fait de ne pas écouter ses besoins et de ne pas voir à y répondre. Elle ajoute que ce qui est au coeur du problème, c'est cet évitement de nos besoins affectifs, c’est se "désâmer" pour obtenir l'affection d’une autre personne, c’est renier ce qu'elle ressent pour ne pas déranger l’autre. La personne qui trouve difficile de s'assumer avec ses différences est tentée de définir la relation amoureuse idéale comme une forme d'acceptation inconditionnelle et à oublier ses limites. Bien des gens s'inspirent de l'amour maternel pour affirmer qu'un contact amoureux nourrissant devrait être caractérisé avant tout par la générosité, le don de soi ou une indulgence sans limites.

C’est donc dire que démontrer sa vulnérabilité et nos besoins n’est qu’une forme d’expression de soi, d’estime de soi, c’est d’avoir le courage d’être soi-même. En attendant ainsi de recevoir de l'autre des marques de considération sans oser déclarer ouvertement qu'elle les recherche, elle perpétue sa faible estime d'elle-même, principalement lorsque la personne de qui on le demande n’est pas en mesure de l’offrir. Dans ce cas, il faut savoir lâcher prise et accepter cette situation.

C’est pourquoi je considère que ce livre ne devrait pas être lu sans le soutien thérapeutique d’un psychologue permettant de relativiser les choses. Vous pouvez consulter le site de l’Ordre des psychologues pour trouver celui le plus près de chez vous : www.
ordrepsy.qc.ca


Vous pouvez aussi lire le texte de Michelle Larivey en cliquant sur le lien mentionné au début du texte. Ce texte souligne en quoi il est inexact et dangereux de traiter cette forme de recherche de l'amour comme une assuétude comparable à l’alcoolisme ou la toxicomanie.

N’oubliez pas que l’amour est un besoin, bien des savants l’ont dit. Il est aussi important de se rappeler qu’il est beau de constater qu’on est capable d’aimer. Ceux qui vous diront le contraire sont possiblement incapable d’aimer ou de recevoir l’amour des autres.

SITES INTERNET INTÉRESSANTS SUR LE SUJET

www.redpsy.com

http://www.cocp.ulaval.ca/sgc/cache/offonce/pid/2802;jsessionid=0EA279B8449D67BEB5FE585AAC00ECCC#intra1
http://www.clg.qc.ca/for/reg/dep/700/actint/2003/amour/homme_vs_femme.htm
http://www.radio-canada.ca/radio/profondeur/hommes/emission4.shtml
http://pages.infinit.net/espoir3/liste_des_patterns.htm
http://www.reussir-en-amour.com/reussir_en_amour.htm
http://www.savoir-aimer.net/index.php
http://www.oserchanger.com/amour.php
http://www.psytami.net/

http://www.armand-colin.com/actualite_article.php?a=2

http://coeur.coeur.free.fr/choix3.php3

Inévitablement, la rencontre amoureuse ébranle notre forteresse intérieure, et nous pousse à la nouveauté, au changement. Nous sommes submergé d’émotions, de la béatitude à la terreur en passant par la jubilation, le doute et l’angoisse car on ne sait encore rien de l’autre, finalement. Il nous faut accepter d'être affecté par l'autre. Accepter la peur et la douleur de la période transitoire d'apprentissage sur soi et sur l'autre. De surcroît, notre époque narcissique, high tech et d'hyper-consommation ne facilite pas les choses. Il y a inévitablement des conflits dans un couple. Personnellement, je crois que si on est heureux au moins 80% du temps avec la personne et que respectivement, on permet à l'autre de s'épanouir, nous avons l'une des clés de la réussite d'un couple. Il s'agit que ces malentendus ou les conflits survenant dans un couple soient, pour la plupart du temps, un outil permettant à chacun respectivement d'évoluer dans la vie et nous amenant à être une meilleure personne.
« Aimer c’est donner la possibilité à l’autre de nous faire souffrir »
MAIS une fois passé ce cap, le jeu en vaut souvent la chandelle !
petite mise à jour faite le 23 juillet 07:
Fuis le cynisme en amour car il est un signe de sécheresse du coeur et de
désenchantement
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